Humanist Vampire Seeking Consenting Suicidal Person Avis critique du film

La jeune vampire québécoise Sasha (Lilas-Rose Cantin) n'a jamais eu envie de sucer de la chair humaine, contrairement à sa famille assoiffée de sang. Un incident spécifique le jour de son anniversaire impliquant un buffet familial de clowns auquel elle était trop surprise pour participer lui laisse un profond SSPT qui l'affecte neurologiquement. Aujourd’hui, le désir de sang qu’elle aurait pu avoir a été dépassé par l’empathie, empêchant ses crocs de se former.

Malgré son âme pacifiste et son manque de crocs, Sasha a toujours un appétit de sang. Alors qu'elle devient une adolescente vampire – 68 ans en années humaines se présentant comme une adolescente humaine – Sasha (Sara Montpetit) vit toujours à la maison avec ses parents (Steve Laplante et Sophie Cadieux), se débarrassant de leurs poches de sang en forme de soleil de Capri. Fatigués qu'elle ne contribue pas au stockage de nourriture de leur foyer, ses parents forcent Sasha à vivre avec sa cousine aînée, froide mais chic, Denise (Noémie O'Farrell), dans l'espoir qu'elle lui apprendra à chasser les humains.

Pendant ce temps, Paul (Félix-Antoine Bénard) se trouve à l’opposé de la même médaille. C'est un adolescent malheureux et socialement anxieux qui est victime d'intimidation de la part de tout le monde, de ses pairs jusqu'à son directeur. Il travaille dans un bowling aux côtés de son principal bourreau, Henry (Arnaud Vachon).

Un soir, Sasha voit Paul envisager de se suicider sur le toit de son travail, mais il n'y donne pas suite. Curieusement, Sasha le suit dans une cour de grues et le surprend avec ses qualités de vampire, et il se heurte à une caisse. Comme le destin l'a voulu, bientôt le monde de Sasha et Paul entre en collision lors d'un groupe d'aide au suicide où ils forment un pacte, offrant à Sasha son sang afin qu'elle puisse manger sans culpabilité morale et qu'il puisse mourir.

Le film s'attaque à l'individualisme vampirique de Sasha tout en illustrant son piégeage causé par leurs circonstances conflictuelles, qu'elle ne peut pas contrôler – comme, par exemple, Rémy et son désir de cuisiner dans une société qui tue les rats ou Luca voulant faire l'expérience d'être un enfant malgré son identité de monstre marin. Pour Sasha, c'est son désir que ses crocs tombent et s'intègrent dans sa cellule familiale sans avoir à tuer un autre être humain.

Apparemment inspiré par le caractère progressiste de la culture Gen-Z d'aujourd'hui qui se heurte à l'une des créatures mythologiques les plus meurtrières, le problème de Sasha est bien décrit. Louis-Seize personnalise avec style la vision du monde de Sasha (en jouant avec l'éclairage et le son pour signaler les désirs intérieurs de Sasha ou verbaliser sa solitude enfermée) tout en laissant place à la subtilité. Le même sentiment s'applique à l'ami humain de thérapie émotionnelle de Sasha, Paul, dont la solitude et le désir de profondeur sont également résonnants et explorés. Bien qu'il ne soit pas aussi intrigant que celui de Sasha, le scénario de Louis-Seize et Christine Doyon fait un travail considérable en les rencontrant au milieu et en attisant leur connexion.

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